# Amelia Earhart — French story

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Published: 2026-09-28

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## Story

Amelia Earhart est née en 1897 à Atchison, une petite ville de l'État du Kansas, aux États-Unis. Enfant, elle a passé beaucoup de temps dehors avec sa sœur, Muriel. Les deux filles ont exploré les collines près de la maison, ont observé les animaux et ont imaginé des expéditions. Amelia collectionnait des articles de journaux sur des personnes qui exerçaient des professions rares ou faisaient des choses inhabituelles.

Vers l'âge de sept ans, elle a construit une rampe en bois sur le toit d'une petite construction, dans le jardin, comme les montagnes russes qu'elle avait vues à une fête. Elle est descendue à toute vitesse dans une boîte en bois. La boîte a quitté les rails et Amelia est tombée, mais elle a décrit la sensation comme parfaite, presque comme le vol.

En 1908, à une foire dans l'État de l'Iowa, Amelia a vu un avion pour la première fois. L'objet ne l'a pas impressionnée. Des années plus tard, elle a dit que c'était une construction en fil métallique et en bois, sans aucun intérêt.

La famille Earhart a déménagé plusieurs fois. Le père d'Amelia avait un problème d'alcool et perdait ses emplois les uns après les autres. La situation financière est devenue instable et Amelia a changé d'école souvent. Pendant la Première Guerre mondiale, elle a travaillé comme aide-infirmière volontaire dans un hôpital militaire à Toronto, au Canada. Elle s'est occupée de soldats blessés qui rentraient d'Europe. Juste à côté de l'hôpital, il y avait un terrain d'aviation militaire, et Amelia allait souvent regarder les avions. Après la guerre, elle a suivi des cours de médecine à New York pendant environ un an, puis elle a abandonné cette idée.

En décembre 1920, à Long Beach, en Californie, Amelia a accompagné son père à une démonstration aérienne. Elle a payé dix dollars pour un vol de dix minutes avec un pilote, Frank Hawks. L'avion est monté à deux ou trois cents pieds, et à cet instant précis Amelia a décidé qu'elle devait apprendre à piloter.

Elle a commencé des leçons avec une instructrice, Neta Snook. Pour payer, elle a accepté toutes sortes de petits emplois: employée dans une compagnie de téléphone, photographe, conductrice de camion. Sa famille a aussi participé. En 1921, elle a acheté un petit avion jaune, un Kinner Airster, qu'elle a appelé « le Canari ». En octobre 1922, elle est montée avec cet avion à environ 4 300 mètres, une altitude record pour une femme à cette époque.

En 1924, ses parents ont divorcé. Amelia a vendu l'avion, a acheté une automobile et a traversé le continent en voiture avec sa mère, de la Californie jusqu'à Boston. Là, elle a travaillé dans un centre social pour familles immigrées. Elle continuait à voler quand elle avait de l'argent et du temps, et elle participait aux activités d'un club d'aviation de la région.

En avril 1928, le téléphone a sonné. Une femme riche, Amy Guest, avait acheté un grand avion et voulait qu'une Américaine traverse l'océan Atlantique à bord. Sa propre famille avait refusé de la laisser partir. Les organisateurs cherchaient donc une autre personne. Un éditeur de New York, George Putnam, a rencontré Amelia et a proposé son nom. Amelia a accepté. Elle ne serait pas le pilote: le pilote était Wilmer Stultz, et Louis Gordon était le mécanicien.

L'avion, un Fokker à trois moteurs baptisé « Friendship », a attendu presque deux semaines à Terre-Neuve à cause du mauvais temps. Il est parti le 17 juin 1928. Pendant le vol, Amelia a tenu le journal de bord. Le ciel restait couvert et les trois passagers ont volé des heures dans le brouillard, sans presque aucune visibilité. À la fin, il restait très peu de carburant. Après environ vingt heures, l'avion s'est posé sur l'eau près de Burry Port, au Pays de Galles. Amelia est devenue la première femme à traverser l'Atlantique en avion.

À New York, une immense réception l'attendait. Amelia a répété aux journalistes qu'elle avait seulement été une passagère, « comme un sac de pommes de terre », mais le public a continué à l'applaudir. Avec Putnam, elle a publié un livre sur le vol, puis a donné des conférences dans tout le pays et a écrit des articles pour un magazine. Amelia et George Putnam se sont mariés en février 1931.

Amelia voulait maintenant traverser l'Atlantique seule, aux commandes. Un pilote norvégien, Bernt Balchen, a préparé un avion Lockheed Vega rouge et a aidé à garder le projet secret. Le 20 mai 1932, exactement cinq ans après la traversée de Charles Lindbergh, Amelia est partie de Harbour Grace, à Terre-Neuve, en direction de l'Europe. Son plan était d'arriver à Paris.

La nuit a été très dure. Amelia est entrée dans une tempête longue et violente, avec de la pluie et un vent fort. À cause du froid, de la glace s'est formée sur les ailes et l'avion a perdu de l'altitude vers l'océan. L'altimètre est tombé en panne. Un tube d'échappement s'est fissuré et une petite flamme est restée visible sur le moteur pendant des heures. Amelia a continué. Sa seule nourriture pendant le vol a été une bouteille de jus de tomate. Après presque quinze heures, elle a vu la côte de l'Irlande. Les problèmes mécaniques l'ont forcée à s'arrêter là, loin de Paris. Elle a posé l'avion dans un champ près de Derry. Un homme qui travaillait dans le champ l'a regardée descendre, très surpris. Amelia était la première personne à refaire seule la traversée de l'Atlantique après Lindbergh.

Ensuite, plusieurs pays lui ont remis des médailles et elle a établi d'autres records. En janvier 1935, elle est devenue la première personne à voler seule de Hawaï jusqu'à la côte de la Californie, plus de 3 800 kilomètres au-dessus du Pacifique. Plusieurs pilotes étaient morts en essayant cette route avant elle. Peu après, elle a volé seule de Los Angeles à Mexico, puis de Mexico à New York.

L'université Purdue, dans l'Indiana, lui a offert un rôle de conseillère pour les étudiants intéressés par l'aviation. La fondation de l'université a financé un nouvel avion: un Lockheed Electra à deux moteurs, capable de parcourir de très longues distances. Amelia l'a appelé son « laboratoire volant ».

Avec cet avion, elle a préparé un projet immense: faire le tour du monde en suivant une ligne proche de l'équateur. D'autres personnes avaient déjà fait le tour de la planète en avion, mais par des routes courtes, plus au nord. La route d'Amelia mesurait environ 47 000 kilomètres, la plus longue possible.

La première tentative a commencé en mars 1937. Amelia est partie de Californie vers l'ouest et a atteint Hawaï sans problème. Mais au moment de quitter Hawaï, pendant l'accélération sur la piste, l'avion a dévié sur le côté, une partie du train d'atterrissage a cédé et l'appareil a glissé sur le ventre. Personne n'a été blessé, mais il a fallu renvoyer l'avion en bateau vers la Californie pour de longues réparations.

Pour la seconde tentative, Amelia a choisi la direction opposée, vers l'est, à cause des saisons et des vents. Elle a pris un seul compagnon, le navigateur Fred Noonan, un professionnel qui avait tracé des routes aériennes à travers le Pacifique pour une compagnie américaine.

Le 1er juin 1937, Amelia et Noonan sont partis de Miami, en Floride. Ils ont descendu la côte de l'Amérique du Sud, ont traversé l'Atlantique jusqu'au Sénégal, puis ont continué à travers l'Afrique, la mer Rouge, l'Inde et l'Asie du Sud-Est: Karachi, Calcutta, Rangoon, Bangkok, Singapour. La mousson, la chaleur et la fatigue ont rendu les étapes très longues. À chaque arrêt, des mécaniciens examinaient les moteurs et Amelia envoyait un article à un journal de New York. Le 29 juin, ils sont arrivés à Lae, en Nouvelle-Guinée. Ils avaient déjà parcouru environ 35 000 kilomètres.

Il restait la partie la plus difficile: le Pacifique. La destination suivante était Howland, une île minuscule et presque plate, longue de moins de trois kilomètres, à peine visible au-dessus de l'eau. Elle se trouvait à environ 4 100 kilomètres de Lae. Le gouvernement américain avait fait construire des pistes sur Howland spécialement pour ce vol. Pour aider Amelia à localiser l'île, un bateau des garde-côtes américains, l'Itasca, a pris position juste à côté. Le bateau devait rester en contact radio avec l'avion et produire une longue colonne de fumée comme signal visuel.

Le 2 juillet 1937, l'avion a quitté Lae, très lourd à cause du carburant. Pendant les premières heures, Amelia a transmis des messages normaux sur sa position, son altitude et le temps.

Ensuite, la communication a mal fonctionné. L'Itasca captait la voix d'Amelia, de plus en plus forte, donc de plus en plus proche, mais Amelia n'entendait pas les réponses du bateau. Ses messages disaient qu'elle approchait de la zone mais ne voyait pas l'île. Puis elle a annoncé que le carburant devenait bas. Ses transmissions étaient trop courtes pour permettre à l'Itasca de calculer sa direction exacte. Dans son dernier message clair, elle a donné une ligne de position orientée nord-sud et a dit qu'elle volait le long de cette ligne, dans les deux sens. Après ça, plus rien. L'avion n'est jamais arrivé à Howland.

La marine et les garde-côtes des États-Unis ont lancé des recherches immédiates. Pendant environ deux semaines, des bateaux et des avions ont examiné des milliers de kilomètres carrés d'océan et plusieurs îles de la région. C'était l'opération de recherche la plus coûteuse de l'histoire américaine jusque-là. Les équipes n'ont trouvé ni l'avion, ni Amelia, ni Fred Noonan. George Putnam a payé des recherches privées supplémentaires pendant des mois, sans résultat. Le 5 janvier 1939, un tribunal de Los Angeles a officiellement déclaré Amelia Earhart morte.

Depuis, beaucoup d'explications ont circulé. La plus simple: l'avion a manqué de carburant, est tombé dans le Pacifique et a coulé dans une zone très profonde. Une autre hypothèse: Amelia et Noonan ont atterri sur une île déserte au sud de Howland, appelée Gardner, aujourd'hui Nikumaroro, et sont morts là peu après. Des expéditions ont exploré cette île et le fond de l'océan autour de Howland avec des sonars et des robots sous-marins. Jusqu'à présent, personne n'a présenté un objet ou une photographie qui identifie l'avion avec certitude.

Amelia Earhart avait trente-neuf ans au moment de sa disparition. Elle avait piloté pendant dix-sept ans, au-dessus d'océans et de continents, à une époque sans radar, avec des moteurs fragiles et des instruments de navigation simples. Son nom reste attaché à une zone d'eau vide du Pacifique central, entre la Nouvelle-Guinée et la petite île plate que son avion n'a jamais atteinte.


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